Le CBD en milieu rural

Note : Les prénoms des témoins ont été changé pour garder leur anonymat. Les photos sont des photos d'illustration libre de droit obtenues via unplash.com 

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Photo credit : Trent Roberts

Le CBD en milieu rural, enquête et témoignages

 

 

« Le CBD en milieu rural ». Le cannabidiol connait une grande expansion dans les grandes villes, de nombreux magasins ouvrent leurs portes et l’utilisation du CBD est de plus en plus répandue. Dans certaines grandes villes, on pourrait même dire que le CBD est entré dans les mœurs, des distributeurs automatiques sont même installés. 

Mais il n’en est pas de même partout, surtout en milieu rural…

Habitant en campagne, je suis allé à la rencontre de ces consommateurs afin de savoir comment ils ont connu le CBD et quelle utilité ils en font.

Tout d’abord, j’ai recensé les magasins de CBD dans la Ville la plus grande et la plus proche de chez moi, pour une population de 41000 personnes, cette ville compte trois magasins de CBD.

Ensuite, je suis allé à la rencontre de ces fameux consommateurs.

 

Charles

Le premier, Charles, 40 ans, ancien consommateur de drogues dures telles que cocaïne ou héroïne, mais aussi de THC, a réussi à stopper toute consommation de ces produits grâce à l’aide d’une addictologue mais également grâce au CBD. C’est d’ailleurs cette dernière qui l’a aiguillé vers la CBD.

Après quelques mois, il a réussi à arrêter totalement sa consommation ainsi que la prise de substitut.

Il a d’abord essayé les fleurs des magasins aux alentours. Puis ne voyant aucun effet, il a fait différentes recherches sur internet et à trouver sur les réseaux sociaux plusieurs groupes et influenceurs et à force de recherche, il a trouvé des magasins en Suisse qualitatif et a pu observer cette fois un réel bénéfice sur ces addictions.

En effet, le taux de THC étant supérieur en Suisse, les effets dû au ratio THC:CBD ne sont pas les mêmes. 

 

Audrey

Plus tard, en flânant en ville autour des shops de CBD, j’ai rencontré Audrey, 36 ans, nouvelle consommatrice occasionnelle de CBD.

Un jour, par curiosité, elle rentre dans un shop en ville. D’abord un peu étonnée, vivant en campagne profonde, le cannabis est pour elle prohibé. Pas du tout au fait des dernières actualités ni au fait que des magasins vendent des fleurs ressemblant comme deux gouttes d’eau à des fleurs contenant du THC. Elle avait gouté comme tout le monde au lycée, mais n’avait pas du tout apprécié car le THC la rendait paranoïaque. 

Image d’illustration. Crédit : unsplash.com

En discutant avec le vendeur du magasin, elle se rend compte que cela peut lui être bénéfique, elle qui est de nature très anxieuse. 

Elle achète alors quelques fleurs et se laisse tenter à se rouler un pétard, comme elle le dit, un soir dans son canapé. La détente s’est tout de suite faite ressentir et son stress avait disparu. 

Depuis Audrey consomme occasionnellement surtout en période de grand stress des fleurs de CBD française. Elle se laisse aller à en consommer également lors de soirée avec ses amis. 

Audrey apprécie énormément ce côté apaisant que peut avoir sur elle le CBD et cela lui permet de passer de meilleurs moments avec ses amis.

Elle en a discuté avec son entourage et a permis aux membres de sa famille de ne plus diaboliser cette fabuleuse plante.

 

Sandrine

A force de contact et de discussion, je rencontre Sandrine, 38 ans, maman de deux enfants, qui est consommatrice de CBD et de THC. 

Image d’illustration. Crédit : Noah Buscher

En effet, Sandrine souffre de différentes pathologies, dont une polyarthrite, un diabète de type 2, et d’autres petites choses qui font que certains jours sont un calvaire.

Elle consomme du cannabis depuis son adolescence, au départ comme tout le monde pour le côté festif, puis à force des découvertes de ses pathologies, elle se sert du cannabis comme palliatif à des traitements chimiques qui lui bousillent certaines parties de son corps qui elles sont encore saines, pour reprendre exactement ses mots.

 

Elle commence la culture de cannabis chez elle, il y a une vingtaine d’année, afin d’échapper au marché noir et d’être sûre de ce qu’elle consomme.

Depuis elle a découvert le CBD et au milieu de ses pieds de fleurs THC, deux pieds de CBD ont fait leur apparition, il y a quelques années.

Elle consomme les fleurs en combustion, en cuisine ou encore en bonbons, mais achète également régulièrement de l’huile en suisse pour ses périodes de pics de douleurs.

Sandrine s’intéresse depuis de nombreuses années aux bienfaits de cette plante et en connait un rayon que ce soit le chanvre ou le cannabis.

Elle a d’ailleurs de nombreux vêtements en chanvre et se soigne ainsi que sa famille avec de nombreuses plantes.

En quittant Sandrine, je tombe sur un champ de chanvre, et fait des recherches afin de savoir à qui il appartient. J’ai donc cherché à entrer en contact avec le propriétaire qui est un des précurseurs du CBD en France.

Je rentre donc en contact avec lui et il m’explique qu’il a été un des premiers à ouvrir un shop en France en 2017.

Au départ, il faisait du chanvre pour la fibre, mais il voulait utiliser également les pieds femelles. Pour valoriser la plante, il décide de faire des cosmétiques et ainsi pouvait utiliser la fleur.

Après plusieurs déboires avec la justice, plants arrachés et convocation au commissariat, il a réussi à conserver ce qu’il avait créé.

Son but premier est de valoriser la filière et que les chanvriers puissent vivre de leur métier, mais également de faire évoluer les mentalités par rapport au cannabis thérapeutiques en France. Il a aussi voulu montrer que ça ne défonçait pas mais que ça pouvait soigner. 

Pour lui, malheureusement, en France, c’est devenu n’importe quoi. La plupart des fleurs en France viennent de Suisse et ont subi un traitement chimique.

Et tous ceux qui annoncent des taux de plus de 30%, ont des fleurs qui contiennent du Crystal de CBD qui est nocif pour la santé.

En tout cas son champ fait parler et les habitants autour savent ce qu’est le chanvre et le CBD.

Les essais cliniques et leurs résultats pourraient aider à faire évoluer le statut du cannabis thérapeutique en France.

 

Gregory

Image d’illustration. Crédit : unplash.com

Enfin, je fais la rencontre de Grégory, 34 ans, ancien gros consommateur de THC ainsi que d’autres drogues festives, il s’est résigné à arrêter suite à des déboires avec la justice.

Mais le gout, l’odeur et la gestuelle du pétard manquait à Gregory.

Puis un jour, il lit un article sur le CBD et commence à faire des recherches sur le sujet. Il apprend alors qu’il y a des magasins ouverts dans la ville proche de chez lui et décide de s’y rendre.

Il achète plusieurs fleurs et « retombe en adolescence », lorsqu’il était allé avec des amis aux pays bas, dans les coffee shop mais cette fois en France. L’euphorie est vite retombée lorsqu’il a gouté ces fleurs. Il n’y retrouvait rien, ni l’odeur, ni le gout…

Mais il persiste et teste plusieurs magasins. Il fait également des recherches sur internet et trouve sa perle rare !

Tout y est, le gout, l’odeur et il ressent même des effets, certes rien à voir avec du THC mais il est détendu et ça lui plait.

Et puis un jour, il se dit que si lui consomme, il ne doit pas être le seul… Alors pourquoi pas ouvrir un magasin à la campagne. Il prend alors tous les renseignements nécessaires à l’ouverture de son shop, il commence même à voir son projet se concrétiser.

Mais il se dit qu’il serait bon d’avoir l’avis des autorités locales, il va donc voir les gendarmes.

Et là son projet, son rêve s’effondre… Les gendarmes lui disent ouvertement qu’ils ne le laisseraient pas tranquille, qu’ils feraient des perquisitions régulièrement et qu’ils feraient tout ce qui était en leur pouvoir pour faire fermer son magasin et qu’en plus, ils seraient soutenus par la préfecture.

Gregory, déçu laisse tomber son projet.

Image d’illustration. Crédit : unplash.com – Drew Farwell

Aujourd’hui il consomme encore régulièrement des fleurs qu’il achète en suisse mais également des fleurs françaises. Il a arrêté la combustion, il y a trois mois et en est très fier, maintenant il vaporise et apprécie d’autant plus ce qu’il recherchait au début, l’odeur et le gout. Il compte également sur une évolution de la législation en France.

On peut voir à travers tous ces témoignages que le CBD n’est pas en reste en campagne, malgré l’absence de shop, internet permet à tous d’avoir les infos qu’il cherche et de se procurer ce dont il a besoin.

J’ai pu remarquer aussi que du fait de l’absence de shop, les consommateurs se renseignent peut-être plus qu’en ville là où il n’est en rien compliqué de se procurer du CBD.

Les consommateurs attendent la même chose en ville ou en campagne, leurs besoins et les pourquoi de leur consommation sont assez proches.

Et surtout que le CBD se démocratise vraiment et n’est plus un tabou même au cœur de nos campagnes.

Avec le CBD en milieu rural ou en ville les consommateurs sont pour une fois presque sur le même pied d’égalité.

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Ancienne consommatrice de cannabis sous sa forme avec THC élevé , le CBD m'a offert une alternative agréable à la consommation de Cannabis. Curieuse de nature je me suis renseigné sur cette plante aux milles vertus pour en découvrir de nombreux bienfaits y compris sur mon propre organisme. Maintenant le CBD est mon allié au quotidien.

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