Les différences de qualité au sein du cannabis
En général, quand on parle de qualité de cannabis, on vous parle de manucure, de structure des têtes, d’arômes, de goûts et de trichomes. Sauf que c’est encore plus vaste et complexe que ça.
On part donc sur un sujet toujours actuel. Les différentes qualités au sein du cannabis. Et je parle ici de la qualité des productions, mais surtout de leur origine. Selon moi, ce que les producteurs font de leurs fleurs ou de leurs produits est une autre histoire.
L’origine des productions, ce sont les graines, et si on remonte plus loin, leurs génétiques.
Dans cet article
Savoir et éducation
Si vous n’êtes pas trop au courant de ces sujets et que vous souhaitez en savoir plus avant de continuer la lecture, je vous conseille de lire certains de nos dossiers qui pourront vous être utiles. Plus qu’utile, c’est crucial !
- L’histoire du cannabis, des génétiques et des variétés
- Génétiques, graines et variétés
- Le sol vivant, tout savoir
- Études, recherches et médecine

Un éternel apprentissage
Génétique, culture, récolte, affinage… Il existe des personnes spécialisées dans chacun de ces domaines, et pourtant ils sont tous liés. Il est long et difficile de tout connaître dans chacun d’entre eux. C’est même impossible. Car encore aujourd’hui, les experts du cannabis vous diront qu’ils en apprennent encore tous les jours.
Le cannabis pousse avec très peu, il donne donc très facilement des fleurs. Et ces fleurs auront facilement un goût agréable et des effets. Il est de ce fait facile de se contenter de peu quand on se lance dans le cannabis et qu’on le découvre à peine.
Mais comme dit plus haut, le cannabis rend ce qu’on lui donne. Et c’est sans limites. Vous pouvez, dans chacune des étapes citées précédemment, pousser le travail, l’exigence, les petits détails à fond. Même jusqu’à perdre votre vie sociale. (Et votre vitamine D si vous faites de l’intérieur!)
La route vers l’excellence
C’est en plantant des graines qu’on produit des fleurs de cannabis, mais c’est en goûtant différentes fleurs de cannabis qu’on se construit un avis, un nez, un palais. Et malheureusement pour les non-consommateurs, la qualité s’est développée au fil des années. Et c’est au sein du THC que ça se passe surtout. Donc soyons honnêtes, il n’y a que les consommateurs qui se rendent vraiment compte.
Si vous êtes un consommateur averti, un consommateur qui choisit et sait choisir ce qu’il consomme, alors vous êtes conscients qu’il faudrait un nuancier sans fin pour présenter les nombreuses possibilités variétales ou qualitatives du cannabis.
Attention, vous avez le droit de ne pas consommer du cannabis et d’en produire. Mais entourez-vous de véritables consommateurs et de gens avec une vision globale de tout ça. Benjamin et moi en sommes un bon exemple.
L’excellence
Une fois le savoir et les expériences accumulées, une fois qu’un premier palier d’excellence est atteint, vous avez la possibilité de « jouer à Dieu » et faire ce que vous voulez. « Sky is the limit ! »
Vous pouvez passer votre temps à perfectionner vos génétiques, leurs caractéristiques, leurs bouquets aromatiques, vous pouvez orienter et perfectionner votre sol, expérimenter différents séchages et curing… Sans faire de « mal » à votre plante ou vos fleurs, vous pouvez les traiter différemment et obtenir des résultats très variés. Le sol vivant est bon exemple de tout ça.
Le cannabis est une plante qui n’a guère de limite à l’attention, au travail et aux soins qu’elle peut recevoir. Et Une chose est sûre, elle rend ce qu’on lui donne.
Petite échelle et le fait main VS grand échelle et machines
Le nez c’est important. Mais l’échelle d’une production et le modèle de l’entreprise entrent aussi en jeu. La vision, l’approche du marché, les circuits courts ou non… Inévitablement, pour faire des gros volumes, on prend des raccourcis, on fait des concessions.
Sauf que les concessions dans le cannabis, font diminuer la qualité. Que ce soit en culture ou post-culture, avoir des milliers de plants et des kilos à surveiller, c’est s’embêter ensuite à les traiter, à trimer, à curer. Plus on en fait, plus on risque de perdre en qualité à cause des concessions qu’on est obligés de faire.
Un même producteur qui œuvre sur 10, 100 ou 1000 plants perdra toujours en qualité plus il produit. Le cannabis rend les efforts et l’amour qu’on lui donne. Et il n’y a pas de limite à l’attention qu’il peut recevoir. Alors plus vous en avez plus vous allez négliger vos plantes.
Par association, tout ce qui n’est pas fait main, tout ce qui est « accéléré », va réduire la qualité de ce que vous faites. En anglais on dit souvent quelque chose qui résume très bien tout ça.
« LESS IS MORE »
Moins c’est plus.
Critiques, mémoire sensorielle et subjectivité
Tout avis et toute critique restent subjectifs et propres à chacun. Tout dépend de vos sens. Mais aussi de votre progression dans le monde du cannabis. Vos sens ont une mémoire et chaque chose qui passe par vos sens fait réagir ces dits souvenirs. D’ailleurs, vous pouvez souvent lire dans nos tests des ressentis opposés entre moi et Ben. C’est parce que nos sens « réagissent » différemment. C’est tout à faire normal et il faut même s’y attendre.
Si j’écris ces lignes aujourd’hui, c’est parce que recevoir ou subir des critiques, ce n’est pas simple. Dans le cannabis comme dans la vie en général. Et j’aimerais contraster les sentiments de certains producteurs et acteurs du milieu lorsqu’ils lisent nos critiques et nos écrits.
Un avis, il vous est clairement propre, mais plus vous construisez ce même avis, plus il est subjectif. Prenez donc ce qu’on dit d’un produit ou d’une variété avec des pincettes. Mais plus important encore, éduquez et renseignez-vous pour comprendre ce même avis. Ce n’est que comme ça que vous comprendrez la richesse et la complexité du cannabis. Mais aussi la subjectivité des avis et des retours de chacun.
Mon avis, ma subjectivité
Depuis ma transition vers la vaporisation, tout est devenu meilleur, je dois l’avouer. Quand on vaporise, on récupère l’eau restante dans le produit, et celle-ci va transporter arômes et principes actifs. Même sans être excellente, une herbe va donner ce qu’elle a, et en bouche c’est rarement « pas bon ». Tandis qu’en combustion, c’est plus tranché et plus final. Les défauts d’une herbe se font ressentir très vite dans un joint.
J’ai fumé pendant 20 ans, avec tabac, en pur, j’ai vaporisé pendant plusieurs années… Et aujourd’hui, j’arrive autant à apprécier l’excellence de ce qui se fait en THC qu’une Kompolti bien cultivée (la preuve juste ici).
Encore une fois, la plante de cannabis pousse et donne des fleurs aisément. Par contre, il n’y pas de limites à jusqu’où vous pouvez emmener leur qualité.
Un éternel voyage
Si vous avez lu jusque-là, déjà merci, vous arrivez surement à vous faire une idée du « terrain de jeu » qu’est le cannabis. Pour rappel, sachez qu’aujourd’hui, nombreux sont les sommeliers du vin qui se reconvertissent en sommeliers du cannabis et témoignent découvrir un univers sans fin.
PLUSIEURS VIES entièreS consacréeS au cannabis ne suffiRAIENt pas à en faire le tour. – Oro
J’ai l’impression d’à nouveau faire échos à certains de nos autres dossiers, mais prenez votre courage à deux mains, armez-vous d’un carnet et de vos sens, et partez pour le voyage d’une vie afin d’explorer ce que la plante a à offrir.
J’insiste, je me répète et je m’en excuse, mais c’est nécessaire. Je n’ai même pas évoqué les différents modes de consommation… Car oui, vous pouvez faire ce voyage en fumant le cannabis, mais vous pouvez aussi le vaporiser, le transformer, le manger. Et ça change évidemment le voyage !
