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Qu’est-ce que le living soil ?

 

Mis à jour le 18/02/2025

 

C’est pas une innovation, et pourtant, on pourrait définir le living soil de courant ou même d’ère. Tout le monde s’y met. Même aux États-Unis, la situation est telle que des entreprises cannabique mettent « Living-soil » sur les sachets juste à des buts marketing. Car oui, le vivant, ça marche et ça séduit.

L’approche « vivante » et raisonnée de la vie, ça semble être une logique implacable. Permaculture, culture régénérative, sol vivant… Ce sont des pratiques qui riment avec la vie, mais aussi avec les arômes et les saveurs, ou encore les goûts et les odeurs.

En Europe, dans le monde entier et en France, ce sont des pratiques déjà bien connues. Rien que dans le CBD, on connait déjà pas mal de producteurs qui œuvrent en suivant les principes de la culture en sol vivant, en perma’, en culture régénérative… Et ces mêmes producteurs se multiplient chaque année !

 

 

Savoir et éducation

 

Si vous n’êtes pas trop au courant de ces sujets et que vous souhaitez en savoir plus avant de continuer la lecture, je vous conseille de lire certains de nos dossiers qui pourront vous être utiles. Plus qu’utile, c’est crucial !

 

Nourris ta tête (ton esprit) !

 

C’est quoi le sol vivant ?

 

Le sol vivant, c’est déjà un sol fertile, mais aussi un écosystème où toute la vie prospère. Les plantes et les cultures y poussent aisément car l’équilibre y est favorisé. Micro-organismes, plantes, insectes, microbes, champignons, vers de terre… tout marche en symbiose pour favoriser la vie, la nature et son équilibre.

Le sol vivant, la permaculture, et le culture régénératrice sont des pratiques qui avant tout, excluent les méthodes et approches intensives traditionnelles pour faciliter le vivant.

Adieu la monoculture, adieu le travail intensif du sol ou son épuisement. Au contraire, on va dans le sens de la vie. Il faut donc lui offrir de l’espace, du temps, de la diversité. Presque tout comme dans la nature sauvage. La nature est reine, alors il faut la respecter et aller dans son sens, voire même l’accompagner, la compléter quand ou si c’est possible.

 

 

Le « Soil Food Web », c’est un équilibre et une symbiose entre les micro-organismes, des champignons, des insectes, et d’autres animaux qui interagissent pour maintenir la santé du sol. Ce sont tous ces éléments qui forment l’écosystème. Pour le canna, c’est ce cycle qui permet à la bouffe du sol d’être libérée et disponible. Du plus grand au plus petit, tout est digéré et transformé par les animaux, insectes…etc Les vers sont un bon exemples ! Certaines espèces permettent même le contrôle des ravageurs.

 

Les bonnes et les mauvaises pratiques

 

Il y a donc des pratiques à privilégier et d’autres à éviter. Le labour du sol, qu’il soit régulier ou profond, il vaut mieux éviter, car ça casse la structure et la vie du sol. La monoculture, c’est pareil. Si vous le pouvez, faites de la polyculture, diversifiez vos cultures ou alors même, faites de la rotation sur vos parcelles. Une année sur deux, vous changez la parcelle cultivée, de sorte à ce que la parcelle précédemment utilisée se régénère.

On peut aussi parler de la couverture du sol, car oui, un sol « à nu » souffre. On peut couvrir son sol avec plein de choses. De la paille, du foin, des déchets végétaux, des engrais verts, des bâches…

 

Pour info, « TILLAGE » c’est l’agitation du sol. « No Till », c’est quand on touche pas au sol ou à sa structure. En général, on ajoute au dessus sans déranger ou modifier le dessous !

 

Quand on œuvre dans le sens du vivant, on élimine donc ce qui ne l’est pas. Que ce soit les pratiques mais aussi les intrants. Donc adieu les produits chimiques et non naturels, les pesticides et autres. Vive les apports de matières organiques, tels que les fumiers, composts, lisiers, thés de compost, l’urine, KNF, FPJ, Bokashi, …etc !

En fait, vous ne donnez à votre sol que ce qu’il peut apprécier et/ou ce dont il peut avoir besoin. Tout en restant dans le naturel, l’organique, le bio…etc
Attention à pas éclater votre NPK ou à déséquilibrer votre sol !

 

Le vivant, une approche

 

Tout est lié dans la nature. Et dans vos cultures, c’est pareil. C’est un temps d’adaptation, certes, mais c’est au final toute l’approche qu’il faut changer.

Il faut favoriser et accompagner la biodiversité, écouter la nature qui vous entoure et ses besoins. On nourrit le sol et non les plantes qui poussent dessus. On ne dérange pas le sol, on l’aide, on l’accompagne. Cela veut aussi dire qu’on arrose moins, car, et c’est un gros sujet, trop d’eau dans un sol perturbe son équilibre, et pas assez aussi.

La nature, la vie, le sol… pour être en harmonie avec, il faut donc prendre une approche plus ouverte, plus raisonnée et souvent plus « holistique ». Un bon point de départ, est d’observer. Observer votre sol et votre environnement, faites même analyser votre sol. Tout deviendra plus clair.

 

 

Disponible avec sous-titres multi-langues, le documentaire « Living Soil », une pépite !

 

 

C’est quoi un « bon sol vivant » ?

 

Un sol en bonne santé, ou un bon sol vivant, va tout de suite montrer certains traits et certaines caractéristiques. Sa structure devrait lui donner une bonne aération, l’eau devrait aussi être bien conservée/préservée. Mais c’est aussi valable pour les nutriments, leur stockage et leur circulation.

Le cannabis dépend de plusieurs nutriments principaux qui sont vitaux à ses cycles. En grosse quantité, on a tous les micronutriments, l’azote, le calcium, le magnésium, le phosphore, le potassium et le soufre. Gérer ses nutriments, c’est aussi pouvoir détecter les carences et ajuster selon les besoins ou les manques.

Intempéries, changements climatiques et autres perturbations, un sol vivant en bonne santé est aussi plus résistant et résilient. Les cultures sont plus productives, en meilleure santé, et c’est censé se voir.

Comme dit plus haut, tout est lié dans le vivant. Une fois que vous cochez les cases, vous avez moins besoin du reste et de ce que vous utilisiez avant. Moins besoin d’engrais, moins besoin de pesticides, le sol et l’écosystème sont de plus en plus autogérés, et vous protégez aussi l’environnement de manière générale.

 

 

Le concept de « sol vivant » en culture de cannabis, que ce soit indoor ou greenhouse, connaît un boom considérable. Mais c’est souvent mal interprété ou compris. Le véritable sol vivant, comme il est considéré en perma, se créer en extérieur avec des paramètres et conditions spécifiques. Climatiques et locales. Avec une symbiose et un écosystème complet. C’est cela qui est difficile à reproduire en intérieur ou en serre fermée.

En intérieur, on a souvent affaire à un substrat qui part de tourbe, ensuite amélioré et enrichi avec des nutriments organiques et des minéraux. C’est pas vraiment un « sol » à proprement parler.

 

 

Attention à ne pas confondre sol vivant et support de culture !

 

 

Porosité, oxygène et densité

 

On mesure la densité du sol en g/cm³. C’est cette densité qui va limiter ou augmenter la rétention d’eau, l’oxygénation, la porosité. C’est une donnée essentielle qui joue directement sur les nutriments, l’eau, leur circulation, la croissance…

Densité faible + forte porosité = meilleur enracinement, mais une trop forte porosité peut réduire les contacts entre le sol et les racines. Plus d’études et de recherches sont nécessaire, mais pour le cannabis, c’est une densité de 0,4-5 g/cm³ qui serait « optimale ». Les mottes et les agrégats du sol vivant sont essentiels.

 

Humidité et arrosage

 

Pour que les nutriments circulent et que les décomposition se déroulent correctement, il faut garder une certaine humidité dans le sol. Chaque sol va avoir une capacité de retenue d’eau, cela dépend aussi beaucoup des pores. Le cannabis est une plante qui peut cela dit survivre et résister face à la sécheresse.

Attention au stress hydrique, on peut perdre en rendement rapidement.

Les parcelles et les variétés peuvent faire varier les besoin en eau et en irrigation. On peut toutefois utiliser un tensiomètre pour capter la capacité des racines à aspirer l’eau.

 

Super sol et cannabis

 

La nature est imitée quand on peaufine et perfectionne un sol vivant. On reproduit les conditions idéales, on optimise la chaine alimentaire et les échanges entre les plantes, le sol et les micro-organismes. On en vient à créer ce qu’on appelle un « super sol ». Un super sol, c’est littéralement un sol vivant optimisé.

Si vous combinez les méthodes de sol vivant aux principes de la culture régénératrice, vous obtenez un sol et des cultures qui se régénèrent et s’autogèrent. Tout pour avoir un sol pérenne qui ne s’épuise pas.

Les plantes, et le cannabis d’autant plus, rendent ce qu’on leur donne. C’est d’ailleurs un des traits les plus importants du cannabis. Il poussera certes avec de l’eau et du soleil, mais ce n’est que le point de départ. Il n’y a finalement pas de limites à l’attention et à l’amour que vous pouvez lui donner, et il vous le rend !

Quand vous marchez main dans la main avec la nature, en sol vivant, en favorisant la biodiversité, vos plants s’expriment comme jamais. Et c’est encore plus vrai pour les cannabinoïdes, les terpènes, les volatiles, tout s’exprime à fond, tout explose. Tout prend vie.

 

Et paf, ça fait une excellente weed !

 

Source : aujardin.info

 

Le sol vivant appuie clairement l’expression optimale de la strain, et mène au potentiel génétique maximal des plantes. C’est notamment accompli en donnant une balance et un équilibre des nutriments. En favorisant la production de composés bénéfiques, tels que les terpènes et autres volatiles. La qualité artisanale et sensorielle. Attention, tout ça ne garantie pas la qualité et la pureté pharmaceutique exigée dans les domaines médicaux.

 

Les inconvénients du sol vivant

 

Forcément, on peut citer deux inconvénients, qui honnêtement, sur le long terme et sur la totalité des choses, n’en sont pas. Mais citons les tout de même pour les plus réfractaires. On parle ici du temps et de l’argent.

Peaufiner un sol, mettre en place un sol vivant jusqu’à qu’il devienne « super sol », ça prend du temps. Dites vous bien que si les nutriments et les intrants mettent des mois à être assimilés, imaginez le temps qu’il faut pour qu’un sol se structure et que tout ne devienne qu’un.

Évidemment, dépendant de votre terrain et de votre sol de départ, des investissements initiaux peuvent être nécessaires. Si vous partez d’un sol « mort », ou qui dépérit, il est possible que des gros travaux soient nécessaires. Les résultats peuvent mettre aussi longtemps à apparaître. Mais c’est sur l’avenir qu’on mise, donc le temps et l’argent initiaux ne devraient pas avoir tant d’importances.

 

Parmi nos podcasts, deux abordent bien la question du sol vivant, ce sont ceux avec respectivement Izno Farm et Pinnacle Solutions. Ecoutez-les si ce n’est pas déjà fait !

 

 

Les podcasts Testeur de CBD

Lien SpotifyLien Youtube

 

Et au fait, c’est quoi un terroir ? Un terroir, c’est un peu l’identité du sol. Les caractéristiques et les valeurs à prendre en compte sont nombreuses. Mais globalement, le sol, le climat, la topographie, l’eau…etc en font partie. Le terroir se définit et doit se lire via une plante au minimum. C’est l’expression d’une plante sur deux « terroirs » différents qui en donne la meilleure idée. La signature du sol en quelques sortes.

 

Les « solutions » sol vivant

 

Votre sol n’est pas ou peu vivant ? Vous cultivez hors sol ? Sous serre ? En intérieur ? Aucun problème. Il existe aujourd’hui des kits living soil contenant tout ce qu’il vous faut pour vous lancer ou pour réveiller votre sol ou votre terre. Que ce soit de simples compléments ou des solutions complètes !

S’il le faut, faites analyser votre terre et votre sol. Aidez-le, complétez-le !

 

  • Bio365
  • Build A Soil
  • Coast of Maine
  • Demetearth
  • Dirtcraft Living Soils
  • Dr Organics Living Soil
  • FoxFarm Soil & Fertilizer Company
  • Gaia Green Organics
  • Kellogg Garden Organics
  • KIS Organics
  • Pinnacle
  • Terralba
  • Vermont Compost Company

 

Nos recommandations ?
Build a soil, Demetearth, Pinnacle, Terralba !

 

Liste non exhaustive des producteurs français en sol vivant

Toutes les entreprises citées ci-dessous ont déclaré ou communiqué sur le fait de pratiquer le living soil. Cela n’engage qu’elles, évidemment. Nous ne pouvons pas contrôler les cultures de chacun. D’ailleurs, si on vous a oublié, n’hésitez pas à nous écrire ou à commenter en bas de page !

 

  • Buds of Delight
  • Cannababa
  • Cap Estuaire
  • CBD Indoor
  • Green Cocotte
  • Green Grass
  • Hemp’n Yo
  • Hemp of Champ
  • Izno Farm
  • Kanab’Yo
  • L’Or des Chanvriers
  • La Crem Garden (Dokkanna)
  • La Ferme en Herbe
  • La Tête à l’Ouest
  • La Verte de Terre
  • Le Chanvre du Coin
  • Les Fleurs du Mat
  • Les Frères Canna
  • Les Jardins de Julien
  • Les Plantes de Tomine
  • Les Quatre Lunes
  • Pinnacle Solutions
  • Skud Farm
  • Sud Ouest Farming
  • Terpz en Herbe
  • Terracanna
  • The High Chameleon
  • Utoplantes

 

Liste non exhaustive des producteurs européens en sol vivant

(Si on vous a oublié, n’hésitez pas à nous écrire !)

 

  • Cannafleur
  • Herba di Berna
  • Prannabis
  • Sticky Lab Genetics

 

 

« Feed the soil so that the soil can feed us ! »

 

Pour aller plus loin – Études et recherches

 

 

 

Commentaire de la rédac’

C’était pas un sujet facile à couvrir, et je tâcherais de compléter l’article dans le temps. Je m’excuse si ça fait beaucoup d’infos ou si je me répète à certains moments. J’ai essayé d’en aborder le plus possible sans rien oublier d’important. Merci pour votre lecture !
PS : si vous êtes un spécialiste, je vous interview et vous intègre à l’article avec plaisir !

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Oro Oro
Passionné par le cannabis en général. De la génétique aux produits finis en passant par la culture. Les terpènes, les saveurs et les effets que peut procurer le cannabis et le chanvre également. Il n'a jamais été question pour moi de ne plus en consommer ou de réduire ma consommation, cependant, l'impact négatif que celui-ci (THC) aura eu sur ma santé mentale et ma créativité n'était pas négligeable. Le CBD m'a remis droit dans mes baskets et m'a fait découvrir un nouvel aspect de la chose en remettant les cannabinoïdes dans leur juste utilisation. Tout ça couplé à mon côté geek/robot et ma passion pour l'écriture est ce qui m'a poussé jusqu'ici aujourd'hui.

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